• Sous la direction de
    Hans van Kasteel
  • Éditions Beya
  • volume n°11
  • 16 x 23 cm
  • 305 pages
  • ISBN : 978-2-9600575-4-6
  • couverture cartonnée cousue
  • illustrations en noir et blanc : 12; en couleur : 8
  • parution : janvier 2011

Hans van Kasteel

ORACLES ET PROPHÉTIE

La Philosophie des oracles de Porphyre. La Théosophie de Tübingen

Série d'articles par différents auteurs, consacrés aux oracles issus de diverses grandes traditions.

Présentation

La prophétie est unique ; ses manifestations sont multiples. Cependant, même sous sa forme oraculaire, la portée prophétique de tel ou tel livre reste généralement ignorée. Car, poussé par son penchant naturel déchu, l’homme cherche plus souvent à deviner l’avenir d’un destin finalement voué à l’échec qu’à connaître le moyen d’y échapper une fois pour toutes. 

Ainsi, les techniques divinatoires sont nombreuses : cartomancie, astrologie, voyance etc. Ceux qui les pratiquent peuvent en mesurer tant l’efficacité que les limites. Seule l’expérience prophétique, qui se revêt fréquemment d’un manteau augural, guide l’humanité au-delà de ses contingences en lui annonçant l’Âge d’Or ou, ce qui revient au même, les Temps messianiques. Cette expérience, par définition, est elle aussi vérifiable, puisque éminemment concrète. Ne mène-t-elle pas à la régénération physique de l’homme souffrant, malade et moribond ? 

Le lecteur trouvera dans le présent cahier une série d’articles consacrés aux oracles issus de diverses grandes traditions : égyptienne, chaldéenne, grecque, romaine, juive, chrétienne, islamique, humaniste... L’accent n’y est pas mis tant sur leur côté prédictif que sur leur aspect prédicatif. 

En effet, même si les événements confirment leurs dires, les prophètes, insistons sur ce point, ont mieux à faire que pronostiquer. Quelle que soit la tradition dans laquelle ils s’inscrivent, leur statut est toujours celui du cabaliste, c’est-à-dire de celui qui a reçu le Don, ou du philosophe hermétique, à savoir qui a hérité d’Hermès-le-Verbe. Ils n’ont rien à apprendre des hommes ; ce sont ces derniers qui ont tout à apprendre d’eux. 

C’est pourquoi les prophètes, bien que d’une humilité éprouvée, sont généralement honnis par les hommes bouffis d’orgueil, « si prétentieux et si vaniteux de leurs petits trucages ». N’est-il pas dit que « même les croyants ne croient plus que Dieu soit encore capable de parler directement à ses enfants » ? 

Peut-être, donc, certains textes oraculaires plus récents trouveront-ils un écho favorable auprès des lecteurs en quête sincère d’une actualisation de la parole prophétique. 

Le cahier s’enrichit de deux importants appendices : la traduction, intégrale et inédite en langue française, de La Philosophie des oracles de Porphyre ; celle, également intégrale et inédite, de l’anonyme Théosophie de Tübingen dont l’ancien manuscrit faisait partie de la bibliothèque personnelle du célèbre cabaliste chrétien Jean Reuchlin.

Table des matières

Introduction
H. van Kasteel

À propos de l’oracle de la dive bouteille
C. d’Hooghvorst

L’oracle dans la tradition hébraïque 
 J.-C. Lohest

Pourquoi Moïse a-t-il prophétisé ?
R. Arola et L. Vert

Prophétie et astrologie 
C. Froidebise

La pythie ou l’union de l’âme et de l’esprit
S. Müller

Les oracles chaldéens et la prophétie 
P. Sánchez

La philosophie des oracles de Porphyre
C. Thuysbaert

La IVè bucolique de Virgile
A. Lynxe

La Théosophie de Tübingen 
 H. van Kasteel

Mais où sont les oracles d’antan ? 
J. M. d’Ansembourg

L’oracle du serpent 
M. Rodríguez de Almenara

Le cycle de la prophétie selon la tradition islamique
A. A.

Les tarots 
N. Coppin

« Seigneur, prends pythie ! » 
S. Feye

Les prédictions de Louis Cattiaux 
C. Thuysbaert

Oracles d’un poète anonyme 

Prière et louange d’un arbre 
 A. Delfosse-Thys

LVI - Litanies Zou

APPENDICES

LA PHILOSOPHIE DES ORACLES de PORPHYRE

LIVRE PREMIER : Les dieux (monde de l’éther) 
I. Prologue 
II. La piété
III. Le culte des dieux 
IV. L’évocation et la représentation des dieux 
V. Prédictions faites par les dieux 

LIVRE DEUXIÈME : Les démons (monde de l’air)
I. Les bons démons
II. Les mauvais démons 
III. Comment attirer le dieu ?
IV. Comment libérer le dieu ? 
V. L’astrologie 
VI. Le destin des temples, des statues et des oracles 
VII. La disparition des oracles 

LIVRE TROISIÈME : Les héros (monde terrestre)
I. Pourquoi les dieux mentent parfois 
II. Les héros
III. Le Christ 
IV. Causes de l’erreur concernant le Christ 

LA THÉOSOPHIE DE TÜBINGEN

I. ANCIEN RÉSUMÉ DE LA THÉOSOPHIE DE TÜBINGEN 
II. EXTRAIT AUTHENTIQUE DE LA THÉOSOPHIE
III. TEXTES ÉPARS

Recension(s)

L’Ame du monde, point et cercle de convergence du sacré et de l’écologie.

Itinérances bibliographiques

Mohammed Taleb

 

Il n’est pas possible, dans les limites de cet article, de présenter l’ensemble des ouvrages des éditions Beya ; nous nous contenterons donc de puiser dans quelques-uns de leurs ouvrages des fragments hermético-alchimiques, néoplatoniciens, néopythagoriciens, fragments qui font sens dans notre propre quête de sens.

Oracles et prophétie, sous la direction de Hans van Kasteel, 2011, 305 p.

Nous avons particulièrement été impressionnés par La Théosophie de Tübingen, attribuée à un auteur byzantin chrétien anonyme du VIe siècle, peut-être Sévère d’Antioche, traduite par Hans van Kasteel, cheville ouvrière de Beya, qui a eu raison de souligner dans son introduction l’universalisme transculturel de ce texte trop peu connu. Le théosophe écrit : « Souvent, j’ai médité en mon for intérieur la richesse de la théosophie, et j’ai constaté que, tel un conduit partant d’une source abondante, elle a fait parvenir la connaissance (gnôsis) jusqu’aux Grecs et aux barbares, sans refuser le salut à aucune des nations. “Car aucun dieu n’est malveillant à l’égard des hommes”, dit Platon. Et la Sagesse : “Tu épargnes tout le monde, parce que tout est à toi, maîtresse qui aimes la vie, et ton esprit incorruptible est partout.” […] Il ne faut pas rejeter les témoignages des sages grecs au sujet de Dieu. En effet, puisqu’il n’est pas possible à Dieu de parler aux hommes en se manifestant à eux, il suscite les pensées de ceux qui sont bons pour les proposer comme maîtres à la grande foule. Quiconque donc repousse ce genre de témoignages, repousse en même temps celui qui les inspire. » (p. 250).

Caroline Thuysbaert et Stéphane Feye ont également apporté une très utile contribution aux études néoplatoniciennes en traduisant intégralement pour la première fois La Philosophie des Oracles de Porphyre de Tyr (234-305). On lira aussi avec profit Les oracles chaldéens et la prophétie, de P. Sánchez, consacré à un texte majeur du néoplatonisme, et L’oracle du serpent, de Rodríguez de Almenara, notamment pour ses remarques sur la perception musulmane du mal.


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